Le Serment du Bangard

En premier lieu les Bangards qui viennent d’être élus prêteront le serment de garder fidèlement le ban et de faire connaître à l’autorité tout ce qui pourrait contribuer au bien de la ville et servir l’intérêt général. En outre, ils veilleront scrupuleusement à ce que personne ne cause de dégâts de propos délibéré à la ville ainsi qu’au ban. Si cela devait se produire il leur incombe de le signaler à l’autorité.

De même, il leur incombe d’assurer au mieux la traversée de la ville par du bétail étranger sans que le ban eut à en souffrir. Les pièges à lièvres et à loups qu’ils découvrent sont à signaler à qui de droit ainsi que les personnes qui se livrent au braconnage. De même s’ils trouvent des personnes en train de voler des raisins où des fruits sur un terrain ne leur appartenant pas, ils sont autorisés à leur faire payer une amende et à utiliser son et produit. De même il leur faut signaler à qui de droit ’ils constatent que des chevaux où du bétail ont foulé le ban et dans ce cas d’adresser un rapport à qui de droit. Il leur est particulièrement recommandé de veiller a ce que l’on n’allume pas de feu dans les forêts. Et surtout, du jour ou, quittant la ville, ils se retirent dans leur cabane, ils devront assurer fidèlement de jour comme de nuit la garde du ban comme il se doit de la part d’un Bangard pieux et loyal comme c’était l’usage jusqu'à nos jours.

De même, s’il arrive que du bétail lâché par des bouchers où des particuliers cause des dégâts dans le ban, ils sont autorisés à faire payer une amende et en rendront compte.

De même, ils agiront de manière semblable avec ceux qui causent des dégâts dans le ban de Vieux-Thann et de Leimbach.

De même, ils veilleront à bien entretenir les sentiers connus des Bangards. Par contre ils ne pourront pas interdire le passage sur les chemins non signalés comme étant des sentiers de Bangards.

De même, afin qu’ils ne puissent négliger les devoirs de leur charge, il leur est expressément défendu de recevoir des hôtes dans leur cabane sans l’autorisation de l’autorité, et ceci du jour où quittant la ville, ils se retirent dans leur cabane.